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Issu de

Issu de Les communes luxembourgeoise. Ar. De Neuchâteau; par Emile TANDEL, t. I, Arlon, 1893,

pp. 139,

Arretés rectificatifs de la division territoriale précédente ...A: Département des Forêts - Arretés du 1er Brumaire An V (22 octobre 1796) ... Le citoyen Bouteville, ... arrête que le département est divisé en 26 cantons .... 24: PALISEUL: Paliseul, Acremont, Assenois, Anloy, Abbyes, Blanche Oreille, Betz, Carlsbourg, Fays-les-Veneurs, Framont, Frênes, Glaumont, Jéhonville, Launois, Le Sart, Mergny, Offagne, Opont, Our, Plaineveaux.

pp 152,

Fays-les-Veneurs: 298, Nolevaux:125, Plainevaux: 136 = 559 habitants en 1821.

pp 284,

Culture du tabac, nombre de plant en 1888: Fays-les-Veneurs: 695

pp 420,

Brasserie existant au 1er janvier 1888. Fays-les-Veneurs, PAYON: 29.000 Kg de farine déclarée en 1887.

pp 435,

Industries diverses, Chapitre VI, ... Ardoisières. -Les sièges d ' exploitations les plus importants ... vers le sud, ceux des groupes de Martelange, Warmifontaine, Herbeumont, de Fays-les-Veneurs et de Laviot.

pp 466,

Dans les chevaux, les principaux marchands sont ... NOEL à Fays-les-Veneurs.

pp 571,

Instruction primaire, Fondation administrée par les communes, Fays-les-Veneurs: HENNEQUIN, 1805, 20 fr.

pp 587,

Les Fondations de Bourses d ' études ... n° 14:

Fondateur: Laruelle Henri-Joseph de Nollevaux, fondé le 2 novembre 1885, arreté de remise à la commision le 16 décembre 1886. Montant actuel (en septembre 1889) 84,71. Une bourse de 70 pour des etudes voulues par les fondateurs: métiers pour une personne pauvre du village de Nollevaux (Fays-les-Veneurs).

pp 693,

Longueur au 31 décembre 1887 des chemins vicinaux légalement accessibles aux voitures: 21.417 améliorés, 67.428 non améliorés, total de 88.845.

pp 834,

Arreté du Gouverneur général du 4 septembre 1814: Commissaires cantonnaux du département des Forêts chargés de diverses fonctions administratives...PEROT, maire de Fays-les-Veneurs.

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Issu de Les communes luxembourgeoise. Ar. De Neuchâteau; par Emile TANDEL, t. VIa, Arlon, 1893,

pp 313,

Dénombrement des habitants de la ville et faubourg de Bouillon vers 1695 (extrait du Mémoire concernant le duché de Bouillon par J. COLLOZ) ... Officier de la cour souveraine ... LE RUTH, conseiller résidant à Fays-les-Veneurs.

pp 344,

Tailles et revenus de l' ancien duché de Bouillon ... en 1740, les députés ont arrêté le budget des Tailles ... La Mairie de Fays-les-Veneurs: 250 Livres 0 sols 6 deniers.

pp 499,

Liste des 55 députés à l' assemblée générale du duché de Bouillon: ... 35° Fays-les-Veneurs, Valérien GILLET et Jacques BRASSEUR ... le 24 février 1790.

pp 630 et suiv.

Bellevaux semble tirer son nom de Bella-vallis, belle vallée, beau vallon, Belval enfin Bellevaux. Un peu moins important que Noirefontaine sous le rapport de la population, ce village vaut mieux sous plusieurs autres. Bien que bâti sur un terrain peu accidenté, il a un aspect riant; les maisons généralement élevées, annoncent l' aisance; elles sont agglomérées, bien groupées, ce qui fait que le villege a peu d' étendue.

Bellevaux est arrosé par un ruisseau assez considérable dit ruisseau de Fauru, affluent au ruisseau des Allennes, et qui prend sa source dans le bois du Menuchenet.

Deux chemins relient Bellevaux à la route de Bouillon-St-Hubert et un troisième aux villages des Hayons et de Dohan.

On a signalé dans le temps, aux environs de la Cornette, l' existence de deux mines de cristaux de quartz et, entre Bellevaux et Brienne, d' autres de cuivre, d' arsenic et de mica qui n' ont jamais été exploitées.

LIEUX-DITS. - a) Camp des Montagnards: Au sommet d' une petite colline au Sud et tout près de Bellevaux, se trouve un plateau qui porte le nom de Camp des Montagnards. Là, le 19 mai 1874, les Autrichiens, commandé par le général Beaulieu, attaquèrent un détachement français de 1200 hommes qui furent taillés en pièces et poursuivis jusques dans Bouillon, laissant sur le terrain de nombreux morts et blessés. La ville de Bouillon eut beaucoup à souffrir, dans cette journée, de la part des Autrichiens entrés pêle-mêle dans les murs à la suite des Français. Avant le campement des Français au Camp des Montagnards, ce lieu-dit s' appelait la Justice parce qu' à cet endroit avaient lieu les exécutions capitales sous l' ancien régime.

b) Brienne. Entre Bellevaux et Les Hayons, se trouvent un endroit appelé Brienne. Il y existait jadis un château. De ces débris, les seigneurs modernes de Bellevaux bâtirent, sur le lieu de son emplacement, une ferme qu' ils allèrent habiter. Cette petite ferme existait encore il y a quelques années; aujourd' hui la charrue traverse sans encombre le sol autrefois recouvert par l' habitation de Brienne.

c) Le pont le prêtre. Au XVIIe siècle, le curé de Fays-les-Veneurs desservait en même temps la paroisse de Bellevaux. Afin de rendre le trajet plus commode au curé, on construisit sur le ruisseau assez considérable qui sépare les deux localités, un pont qui a conservé le nom qu' on lui donne encore aujourd' hui.

Bellevaux possédait une église bâtie en 1575 sur l' emplacement de l' ancien château seigneurial. Elle fut reconstruite en 1720 et avait subi depuis de nombreuses réparations. Enfin elle a été rebâtie à neuf en 1844. Comme architecture, elle n' a aucun mérite mais elle est très convenablement appropriée à sa destination. Elle est entourée d' un cimmetière auquel touche le presbytère. On voit adossée au mur de l' église, la croix tumulaire de Philippe Aubry, curé de Bellevaux mort en 1829, à l' âge de 89 ans.

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En 1603, un nommé Evrard Lambert, de Bertrix, vint bâtir un moulin et une scierie à la Cornette, entre les Hayo,s et Auby, sur le ruisseau des Allennes. Les descendants dudit Evrard Lambertbâtirent par la suite en cet endroit jusques sept maisons. En 1809, il n' en restait plus que deux habitées. Dans ces derniers temps, la Cornette s' est relevée de ses ruines. Il y a aujourd' hui sept maisons dont un moulin, une filature de laine, une scierie, une huilerie et une foulerie.

_________________

Extrait d' une étude sur le village et le doyenné de Graide par M. l' abbé G. Roland, aujourd' hui curé de Balâtre.

Jusqu' au Concordat de 1801, la chapelle de Noirefontaine ne fut qu' une annexe de la paroisse de Sensenruth. Bellevaux aussi ne fut longtemps qu' une dépendance de la même paroisse; mais à la suite d' une transaction conclue le 7 décembre 1589, entre Gilles Piron, curé de Sensenruth, Guillaume d' Oyembrugghe de Duras, seigneur de Meldert et des Hayons, et les habitants de Bellevaux, des Hayons, de Dohan et de la partie de Pleinevaux ressortissante à la paroisse de Sensenruth, transaction qui rêglait la dotation du futur curé, l' évêque de Liège, par décret du 2 janvier 1591, érigea Bellevaux en paroisse sous le titre d' église médiane, et y nomma comme premier curé Ponce Nicolas de Redu.

Les religieux de St-Hubert n' avaient donné qu' à contre-coeur leur consentement à cette érection, qui augmentaient leurs charges sans augmenter leurs revenus. Ainsi, après la mort du premier curé, arrivée en 1635, ils profitèrent du tempss de guerre et de peste qui régnaient à cette époque, pour traiter Bellevaux en simple vicariat et en confier l' administration au curé de Fays-les-Veneurs qui, dès 1640, s' en déchargea sur des vicaires amovibles. Jean Molitoris (1655), N. Servais, Guillaume Gerardi (1663), desservirent à ce titre la paroisse de Bellevaux.

Mais un nommé Thierry Hallebaille, instruit de la vacance de cette cure, s' y fit nommer jure devoluto par l' archidiacre, le 17 novembre 1663, et fut mis en possession de son bénéfice le 16 décembre suivant. Les moines lui firent opposition. ...

pp 737,

Extrait de la notice de M. NICKERS, instituteur à Ucimont (1877)

M. Leroux rapporte (Notice histor. descript. et pittoresque du château-fort de Bouillon, p. 52.) d' après la légende, que les Godefroy de la maison d' Ardenne aimaient le château de Bouillon, et qu' ils l' habitaient de préférence à celui de Genappe, capitale du château de Basse-Lorraine. L' auteur ajoute qu' ils habitaient aussi quelquefois un château situé sur un monticule près de la forêt du Menuchenet à quatre kilomètres environ de Bouillon, entre Sensenruth et Mogimont et que l' on désignait sous le nom de "Château le Duc". Il paraît qu' en 1576, les ruines en étaient encore importantes. La légende veut que ce castel qui, d' après de vieilles chroniques "était de grande apparence et grandeur selon que l' on pouvait voir par les ruines" ait été une des résidences royales de Pépin. Une autre légende dit que St-Hubert venait souvent y chasser, et que ce fut pendant un de ces voyages qu' il rencontra, entre Assenois et Fays-les-Veneurs, le cerf miraculeux qui a le signal de sa conversion. Godefroy de Bouillon aimait cette résidence et l' habitait souvent.

pp 768,

Les rois d' Austrasie possédaient à Paliseul un manoir ou petit-palais, palatiolus, auquel ce bourg doit son origine et son nom, et qui était un de ces nombreux relais de chasse que les princes mérovingiens avaient établis de distance ne distance dans leur forêt giboyeuse de l' Ardenne (1). De Paliseul, ces nobles émules de St-Hubert dirigeaient leurs excursions cynégétiques, soit vers la forêt de hêtres amie des chasseurs, Fagetum Venatorum, Fays-les-Veneurs, à mi-chemin de leur fisc d' Orgeo, soit dans les brousailles de Graide et de Bièvre, là même, où, douze sciècles plus tard, la Société royale de chasse viendra conduire sa meute bruyante et construire à son tour ses élégants palatioli. Au VIIe siècle déjà, cette contrée étaient souvent explorée par les chasseurs de la cour mérovingienne; ce furent même leurs visites trop fréquentes au monastère de Cugnon qui engagèrent, dit-on, saint Remacle à transférer ses religieux dans un endroit plus solitaire de la forêt ardennaise.

(1) Les principaux de ces relais étaient, dans la province actuelle de Luxembourg: Palasiolo, Paliseul; Urio, Orgeo; Casa-petrea, Chassepierre; Gammunias; Jamoigne (?); Maslarioo, Mellier; Caviniaco, Chevigny (Saint-Pierre, Sainte-Marie, etc.); Amberlao, Amberloup; Bastonio, Bastogne; Ortao, Ortho; Carango ou Charango, Chérain. - Cfr. ERNEST, Histoire du Limbourg, t. VI, p. 87 - DE REIFFENBERG, Chroniques de Philippe Mouskes, t. I, p. 551. - LACOMBLET, Urkundenbuch fü die Geschichte des Niederrheins, t. I. pp. 39, 49 et 64.

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Issu de Les communes luxembourgeoise. Ar. De Neuchâteau; par Emile TANDEL, t. VI B, Arlon, 1980, pp. 899 et suiv.

 

Arrondissement administratif et judiciaire de Neufchâteau; canton de justice de paix et de milice de Paliseul.

Situation antérieure.

An V, Département des Forêts, canton de Paliseul.

An VIII, Arrondissement communal de Neufchâteau.

1819, District de Neufchâteau.

1822, Quartier de Neufchâteau.

1823, Composition de la commune: Fays-les-Veneurs (1), Nollevaux, Plainevaux.

Milice : 1817, Canton de Bouillon ; 1870, Canton de Paliseul.

Superficie : 2597 hectares 64 ares 97 centiares.

Situation : à 5 kil. S. de Paliseul, 21 O. de Neuchâteau, 57 O.-N.-O. d' Arlon.

Sol inégal, incliné vers l' E.; argileux; arrosé par deux petits cours d’ eau affluents de la Semois.

Altitude : Seuil de la porte de l'église 387 m 59 ; Sommet de la borne kil. 28, route de Rochefort à Bouillon 434 m 16.

Par une loi du 1. juillet 1893 les sections de Nollevaux et de Plainevaux sont séparées de la commune de Fays-les-Veneurs et érigées en commune distincte sous le nom de Nollevaux,

Bois communaux.

Fays-les-Veneurs, 548 hectares 31 ares 70 centiares ;

Nollevaux, 89 hectares 08 ares 10 centiares ;

Plainevaux, 98 hectares 32 ares 09 centiares ;

Plainevaux-haut, 5 hectares 54 ares 85 centiares.

Industrie et commerce : Agriculture, scieries de bois.

Circonscription et population : Situation au 1er janvier 1893.

 

Habitants

Maisons

Feux

Granges

Ecuries

Fays-les-Veneurs

542

120

122

75

94

Nollevaux

177

36

40

27

33

Plainevaux

135

23

30

24

22

Almache

22

4

4

4

4

St-Eloi

9

3

3

2

3

La Croisette

-

-

-

1

1

Pont le Prêtre

1

1

1

1

1

Bâtiments publics.

Fays-les-Veneurs. Eglise et presbytère anciens; école reconstruite en 1854 et restaurée en 1876 (9.711 frs.)

Nollevaux. Église construite en 1875; réception en 1878 et 1882 (36.850 frs) ; presbytère reconstruit en 1868 (1O,860 frs,) et école en 1862

Plainevaux, Église construite vers 1830 par un particulier.

Fondation de bourses d'études.

Laruelle (Henri-Joseph), fondation du 2 novembre 1885, remise le 16 décembre 1886,à la Con des bourses du Luxembourg; revenu en 1888, 84 fr.71, pour apprentissage de métiers en faveur d'un enfant pauvre de Nollevaux.

Étymologies.

Ainsi écrit en 1139. C'est le fagus venatorum, le rendez-vous de chasse au pied d'un hêtre.

Sections:

Nollevaux. Nolle est un nom patronomique Nollo et Vaux = vallée.

Plaincvaux construit in plena valle.

Le moulin de.Halmache, Hal = habitation. Mache pourrait être une corruption du magh celtique = terre labourée à la charrue.

Pont le prêtre. Pont construit pour le passage d'un prêtre ayant à célébrer la messe dans une localité voisine.

Saint-Éloi. La localité a reçu son nom d'une statuette de saint Eloy servant d'enseigne. (PRAT )

Extrait de la notice de M. Lab, instituteur communal à Fays-les-Veneurs (1877.)

Fays-les-Veneurs est très ancien ; on croit que son existence remonte au-delà de la période de la domination romaine. Le nom de la localité, qui signifie le hêtre des chasseurs, en indique l'origine. A l'entour d' un hêtre d’ une énorme grosseur, près duquel se réunissaient les chasseurs, se sont élevées quelques cabanes qui, avec le temps, ont formé le village.

Nollevaux et Plainevaux sont également très anciens.

La commune de Fays-les-Veneurs faisait partie du duché de Bouillon ; c'était la troisième mairie d'Ardenne, Voici ce que nous lisons dans les archives de la ville de Bouillon au sujet des privilèges de cette mairie :

« Les manants et surceants d'icelle Mairie ne paient au dLieu et Mairie du pays de Leur Labeur et sartaiges à sa Grâce Rme IIIme aucun terraige ains se tiennent francs et exemps, et de ce privilèges si avant que Les aisances par eux Laborrées et mis à Labeur les tiennent successivement et personne du dLieu ne Les peult prendre ne s'en aiser ores qu'ils soient aisances, ne soit que une année entière soient délaissées par celuy qui les tenait à cultiver.

Et tiennent d'anchieneté d'avoir obtenu ce privilège de franchise â cause et en mémoire que Les blanc Cherff de Sainct Hubert par mon d Sainct Hubert au dit Lieu serait esté chassé et prins, avec La figure de nre Seigneur en crois suivant que ausi Les histoires en disposent.

Et en La Mairie du Fays Le Venneur ont cinq aultre privilège que La Bourgoisie du dit Lieu ne peust acquerir ne estre achapte sinon Loy Liqnaigier. Et si avant que touxches de la Bourgoisie du dpays qui se marient hors Leur dite Mairie du pays doivent et son tenus à peine de perdre Leur bourgoisie venir solemniser La premiere nuict de leur noches. au Lieu du dit Fays.

Et quant quelque Bourgois du Lieu se marie hors de La Mairie est tenu La première nuict pour autant qu'il se marie dehors venir avec sa femme future, autrement rien ne se faict demander congé et franchise au Mayeur.»

Il n'y a dans la commune de Fays-les-Veneurs ni ruine ni monument méritant d’être mentionnés, sauf un vieux château situé à l'entrée sud du village de Fays-les-Veneurs et dont une partie a été démolie.

Ce château était autrefois habité par la famille de Gallant, qui a disparu lors de la grande révolution française. Il appartient aujourd'hui a un propriétaire du lieu et est occupé par une dizaine de ménages pauvres. Singulier retour des choses d’ici bas. !

Le prince de Bouillon possédait un prairie sur le territoire de Fays-les-Veneurs, au lieu dit Le Bre, longeant à l'ouest le bois Neuvy. On raconte que quand on fauchait cette prairie, les faucheurs étaient gardés d'après les ordres du prince, par des hommes de Fays-les-Veneurs choisis parmi les plus forts et les plus courageux. Voici pourquoi: Un jour une demi-douzaine de faucheurs étaient sur la prairie de très grand matin pour la faucher; ils avaient à peine commencé qu’un vacarme épouvantable se fait entendre dans le bois ; la peur les saisit ; ils s'arrêtent pour regarder ; au même quatorze ou quinze géants, armés de longues épées, sortent du bois et s’avancent d'un air farouche vers les ouvriers. - Que faites-vous ici, dit l'un des géants ? - Nous fauchons la prairie du prince, répondent en tremblant les faucheurs. Ils avaient a peine répondu que des coups terribles pleuvent sur eux et les étendent presque mort sur le terrain. A partir de là les faucheurs du prince furent toujours gardés, et à titre de récompense, ils avaient droit à une miche quand il arrivaient au ruisseau ; celui qui y arrivait le premier en avait deux.

L'endroit où la scène que je raconte s'est passée n'est plus hanté par les géants, ni par les revenants; mais néanmoins il inspire encore de la frayeur aux gens de Fays-les-Veneurs quand ils doivent s'y aventurer la nuit.

Le village de Fays-les-Veneurs a des bois d'une grande valeur, mais grâce à. un nommé Jh Pérot, qui fut chef de la commune pendant les régimes français et hollandais. Cet administrateur intelligent, dévoué et courageux acheta d'abord pour le compte de Fays-les-Veneurs, moyennant 100 louis, le bois Neuvy, qui appartenait à un couvent. Ensuite, il sut conserver à son village le Bois-à-Ban, la perle de la commune, dont le gouvernement français s’ était emparé. Il plaida contre le gouvernement qui, se basant sur un ancien droit des Augustins de Bouillon, avait fait abattre les trois-cents plus beaux chênes du bois. Ses peines, ses démarches, ses recherches ardues furent couronnées d' un plein succès: au bout de treize ans il eut gain de cause, Il s'empressa de vendre au profit de la commune ce qui restait des chênes qu’ on avait transportés au delà de Sedan.

Quand ce brave homme se rendait à la préfecture de Luxembourg pour traiter les affaires de la commune, le conseil municipal lui allouait quatre francs pour frais de route ! Sa mémoire est à peu près tombée dans l'oubli. Sur sa tombe on voit une simple croix en bois au lieu d'un monument que la reconnaissance de ses administrés aurait dû lui élever.

FAYS-LES-VENEURS, Fays-Venatorum, Faiz-Venatoris, - Quarte-chapelle sous l'invocation de St-Remy à la collation de l'abbé de St-Hubert, et qui est décimateur. Le curé a pour sa compétence le tiers des dîmes d'Assenois, et reçoit de l'abbé deux muids de seigle et deux d’ avoine. Annexe: Assenois (section d'Offagne) Astinctum, Astenois, Asnoy, dont la chapelle est dédiée à St-Etienne.

Fays-les-Veneurs faisait originairement partie de la vaste paroisse de Sensenruth. Dans le pouillé de 1558, il est renseigné comme vicariat de cette paroisse : Vicaria in Faiz Venatoris. Sur la fin du même siècle nous trouvons Fays desservi par des titulaires inamovibles à la nomination du curé de Sensenruth.

Fays-les-Veneurs était une des quatre mairies du duché de Bouillon ; Assenois formait avec Glaumont une seigneurie dépendante du même duché.

Étude sur Graide par l’abbé Roland.

Bourgeois de la mairie de Fays-les-Veneurs en 1574.

Nicolas Lemaire, mayeur ; Coloye Henri et Jehan Gerard, échevins ; le grand Evrard, sergent; Colard de Chérière, Henry d’Assenoy, Colard le grand Nannan, Jehan Ermine, Henry Ermine, Jehan Henry Gillet, Piron le Conques, Jehan de Donoys, Jehan le grand Gérard, le grand Gerald, Jehan Morlez, Cousinet, Jehan de Detanne, Jehan petit Nannan, Jansoz, Jehan Gosse, Jehan Stivaux, Ponseaux Gemelle, Noé Jehan Gemelle, Evrard petit .Maire, Henry petit Maire, henry le Marisal, Jehan de S’moux, Jacquemin de Bièvre, Jehan de Tournoy, Evrard Jehan Lequeux, Jehan de Villi, Blaise Buillon, Gérard Jacquet, Jehan Colignon, Jehan de Vaulx , Bourlant Nemmery, Michy Charlé, Jehan petit Maire, Guillauma de Belvaux, Jehan Thomas de Nolevaux, Jehan Henrion, Jehan Jacques le joesne, Jacquemin Ermine.

Nolevaux. - Lorent Didoz, Jehan Henry, Henry Aymé, Colignon Godard, Poupan de Nonlevaux, Gérard le Charlier, Bertrand, Jacques Bertrand, Jan la demoiselle, Friscoz Wia, Nemmery Sausuray, Grosfils Pcqua, Jehan Didoz, Jehan Pire, Pire le grand Gille, Jan Janne, ,Jehan Filleux, Gille Piré, Jan Jan Wia, le Tauray, Arnoulx, petit Jan fils audit Tournay, Colard Cathon, Jehan Lambert, Jehanton, Colard de Mogimont, Jehan d'Ochamps, prison Morlez.

Plainevaux. - Jehan de Framont, Jehan Anthoine, Poncelet Jehanson, Colard Alison, Colard Willème, petit Jehan, Simon Huyot, Lambert de Plainevaux, Jehan Huyot, Willemet de Plainevaux, Javray Javeit, Ernoulx Grofils, Jehan Henry,

Livre et Recueille de la duché de Bouillon.

En 1695

Fays-les- Veneurs. - Nicolas Dupuy, mayeur ; Jean Poncelet, échevin ; Ferd. Wauthos, greffier; Valérien de Gembe, sergent ; Robert Willemet, Poncelet Lamolinne, Jean Tricon, Adam Degembe, Jean Léonard, Nicolas Willemet, Jean Colson, Nicolas Legrand, Jacque Ponsart, Jean Maissin, Jean Gerard, Vve Le Ruth, Jean Perrot, Noël Lesoille, Jean Mahy, Vve Monclar, Joseph Laruelle, Jean Colson le jeusne, Vve Henri Jacquemin, Ernoud Gourmet, Vve Lamoulinne, Vve Lesoille, Vve Conlo, Antoine Legrand, Colas Laforêt, Laurent Adnet, Jacque Legrand, Nicolas Maissin, Gabriel Adnet, Léonard Parenté, François Deum, Jean Laforet, Thiry Gille, Pierre Lequeux, Jean Jacquemin, Nicolas Evrard, Jean Gérardy, Philippe Noël, Nicolas Guillaume, Charles Body, Adam Evrard.

Nollevaux. - Guillaume Gillet, Etienne Evrard, Nemmery Pierre, Evrard Eustache, Etienne Dido, Jean Mohy, Etienne Nicolas, Jean Colignon, Nicolas Laurent, Thomas Laurent, Thiry Pierre, Jean Gerard, Willème Grosjean, Michel Dopont, Jean Lenfant, Pierre Dupuy, Jean Pierre, Jean Evrard, Henry Lejeune, Pierre Colignon, Nicolas Stevenot, Paquet Ruel, Jean Eustache dit la Roche.

Plennevaux. - Nicolas Maury, Jean Lambert, Evrard Léonard, Hubert Gillet, Jean Eutroye, Jean Guillot, Jean Mohy, Libert Hayon, Poncelet Damilot, Henry Piret, François Buchon, Nicolas Lenfant, Jean Jaccot, André Damilot, Jean Jacquemin, Nemmery Gourmet, Husson Dupuy, Gérard Léonard le jeune, Henri Nicolas, André Cognau, Nicolas Lefranc, Joseph Michel, Jean Ernould, André Lambert, Jean Laurent.

Mém. concernant le duché de Bouillon par J. de Colloz.

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Issu de ...

Le général autrichien De Beaulieu qui campait au Grand Duché de Luxembourg et qui subit un prmier engagement et un premier revers le 17 avril à Arlon, reprit l'offensive, réoccupa la ville dans les derniers jours d'avril, puis se portant plus au nord, remporta quelques succès à la Géripont et à Fays-les-Veneurs, ce qui l'amena tout naturellement à entreprendre la conquête du Camp des Montagnards.
Le détachement commandé par les Autrichiens était fort de 4000 hommes. Les Français engagèrent environ 2000 hommes dont 1200 gardes nationaux Sedanais. Le plateau de Curfoz (sur les hauteurs de Bouillons) fut le théâtre des plus furieuses mêlées.
Après cette funeste journée du 19 mai 1794 (où le général autrichien Beaulieu s'empara de la ville et la livra au pillage), Beaulieu ne s'attarda pas à Bouillon
Un «Comité de sûreté générale et de salut public» est créé.
Des appels à l'aide sont lancés vers la France. L'armée est sollicitée. A force d'être importunés par la jeune république bouillonnaise, les Français décident d'en finir.
Le 26 octobre 1795, la «Convention Nationale» décrête l'annexion du duché de Bouillon à la France. Ainsi se termine après neuf siècles, l'indépendance de l'Etat bouillonnais. ...

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Francité

 

© 06 avril 2001 - Emile PRETLOT ©