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Issu de

Issu de Fonds de l’ Abbaye de Saint Hubert, 144, Liste des Baux des deniers 1624-1736 - Baulx et Haufses des dimes. Anciennes et Novalles de la Paroifse du Fais le Vaneur depuis 1624 jusqu'à 1734

1624 jusqu'à 1630 - Fayi le Veneur - Dimes

Extrait d’ un registre qui à pour titre : Reçu des Etats et admodiations du Mont St Hub. Encommencéé le 6 février en l’an 1621.

Page 91 - Fays les Veneurs dixmes

Nous Dom Nicolas de Fauson &e à tous ceux qu’il apartiendra Seavoir Faisons que pour le meilleur et le plus grand profit denous et de nre Monastere avons laifsé et admodié, laifsons et admodions parces presentes à venerable Sire Gilleaume Gerardi vicaire de fays le veneurs et henrÿ de la Vaux Surceant dud Lieu, notre dixme dud faïs le veneur pour icelle avoir, tenir, lever et profiter le terme de six ans entiers et confecutives a commencer le 1° lejour S jean Bap qu’on dira 1624 sous nos signattures contrefeel ieg mis aud St Hubert ce septieme fevrier 1623. Avoir signé guilleaume Gerardi avec pphe etoù la marque de henrÿ ... dela Vaux

Par extrait comme defsus

Abinet ... 1733

notaire

1630 jusqu'à 1636 - Novalles

Page 247 - Faÿs le Veneur disme

Nous &e Laifsons et admodions par ces pntes a henrÿ de la Vaux resident â faÿs le Veneur nos dixmes grofses et Novaux dud lieu pour Icelles avoir tenir et prouffiter le terme de fix ans entiers et consecutives a commencer le premier aujour St jean Baptiste de l’an prochain feize cent et trent et finifsant à pareil jour lesd six ans finis, revolus et accomplis, a charge de quoy faisant et nous bien paÿant nous promettons L’entretenir en ce pour bail ledit terme durant fous nos fignatures et contrefeels ... ... ... St Hubert cejourd’ huy vingtieme en janvier 1629 etoit la marque de henrÿ ... de la Vaux.

Par extrait comme defsus conforme a Loriginal ce que j’atteste

Abinet ... 1733

notaire

1636 jusqu'à 1642 - dixme

Page 359 - dixme du faÿs

Nous dom Nicolas defanson par la divine permifsion Abbé et feigneur de S’ Hubert ... à tous qu’il apartiendra Seavoir faisons que pour le meilleur et plus grand proufi de nous et de notre Monre avons laifsé et adnodié laissons et admodions par acte à Adam maifsin, henry maifsin et jean Lejeune henrÿ tous redidens à faÿs le Veneur duché de Bouillon, notre dixme dud faÿs pour icelle avoir tenir et conjunctement prouffiter le terme de fix ans entiers et confecutifs acommencer le premier aujour S’ jean Baptiste qu’on dira seize cens et trente six, et finifsant à Pareil jour led six ans finis et resolus, à charge &e ainsi fait et accepté aud S’ Hubert soub fignature et contrefecl cejourd huÿ cinquieme fevrier 1633. Eiorenn les marque de ... jean adam de Libramont ; marque de ... adam maifsin.

Par extrait conforme a L original

Abinet ...

notaire

depuis 1652 jusqu'à 1655 - dixme

Extraits d’un Registre aux baulx couvert de peau grise reposant dans les archives du Monastere de St Hubert. page 201. Dixmes faÿs les Veneurs.

Nous &e Seavoir faisons qu’ avons admodié et admodions par cette à jean Ponsart maÿeur de faÿs les Veneurs les deux tiers des dixxmes dud Lieu nous apartenantes et à notre Monastere pour trois ans et trois depouilles confsecutives, à condition &e

donné à S Hubert le 22e juin 1652

1658 jusqua 1664 - dixme

Page 238 - faÿs le Veneur dixme.

Benoit par la per:&e. à Tous ceux qu’il apartiendra Salut, Seavoir faisons que nous avons baillé à ferme comme par les présentes nous baillons à jean Ponsart maÿeur du faÿs leveneur et à Nemrÿ goffin la grofse dixme dud faÿs pour le terme de dix ans confsecutif et fuivans L’un L’autre, à commencer à la St jean prochaine, et finir à pareil jour lesd Six ans expirés et revolus, à charge &e

fait à S Hubert le 20 de l’an 1658

par extraits comme defsus

Abinet ...

Notaire 1733

faÿs les veneurs 1664 jusqu’ a 1675

dixmes

Page 346 - faÿs les Veneurs dixmes.

Cÿprian humble Abbé du Sg de St Hubert administrateur du monre et des dependances deuté par mgr le Nonce aplique &e A tous ceux qu’il apartiendra falut Seavoir faisons que nous avons baillé à ferme, comme par les presentes nous baillons au Sr jean Ponsart maÿeur fu faÿs le Veneur, à Nemery goffin et à adam la Mouline Son gendre pour un cinquième Seulement la grofse dud faÿs pour le terme de fix ans confecutifs et fuivant l’un l’autre, à commencer à la St jean prochaine qu’on disa 1664 et finir à Pareil jour lesd Fix ans expirés et revolus à charge &e

fait a S Hubert le 27 9bre 1663. Figné jean Ponsart. Et plus bas

Pour confideration le present Bail a eté encore prolongé jusqu'à la S jean 1671 fait à S Hubert le 17 maÿ 1670

par extrait du regre sut touché

Abinet ...

nore 1733

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Issu de Dictionnaire géographique de la province de Luxembourg par Ph Vandermaelen, 1838 dans Sixième partie, population et situation morale, p. 51

 

Fays-les-Veneurs 

Ses dépendances sont Halmache, Nollevaux, Plainevaux et Pont le Prêtre.

Hydrographie : Deux ruisseaux, affluents de la Semois, traversent le territoire de la commune

Sol inégal, incliné vers l’ Est, terrain argileux et fertile

Agriculture : Les grains que l’ on cultive consistent en seigle et en avoine ; on ne recueille annuellement 1.100 hectolitres de seigle, 2.100 d’ avoine, 90 de colza et 20 de graines de lin. Fourrage assez abondant - Animaux domestiques : 65 chevaux, 8 poulains , 500 bêtes à cornes, 40 veaux et 120 porcs

Population : 708 habitants

Habitations : Les maisons sont constituées en pierres, couvertes en ardoises et disséminées ; on y compte 2 églises et 2 écoles

Commerce et industries : Il y a 3 moulins à farine mus par l’ eau

Routes et chemins : Aucune grande route ne traverse cette commune ; les chemins vicinaux sont en bon état et praticables pendant tout l’ hiver

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Issu de Dictionnaire Encyclopédique de Géographie Historique, Tome I de R. de B. aux Ed. Bruylant, 1896, P 382 et 383

 

Population : 554 habitants

Superficie 1.431 hectares 29 ares

Maisons : 180

Cours d’ eau : Deux ruisseaux, affluents de la Semois, traversent le territoire de la commune

Sol inégal, incliné vers l’ Est, terrain argileux et fertile

Industrie et commerce :Agriculture, scieries de bois

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Issu de Connaître la Wallonie, Petit Guide Etymologique des Noms de Wallonie par Maurice Bologne, 1970, p. 51

 

Fays-les-Veneurs, w ; fayi l’ vaneur (NE44), XIIè Fagus Venatorum : Fagetum Venatorum « La hêtraie des chasseurs » (Lat. Fag - « hêtre ») (D.) H. Fays (HM) S. Faget (HG) Fayet (AV) Fay (Aube), ...

Issu de La Seigneurie des Abbys au duché de Bouillon par Louis Claude, 1970 p. 226

 

Gabriel Lamoline, clerc de Liège, originaire de Fays les Veneurs, est bénéficiaire de Saint Jean en 1695

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Issu de « L’ascendance de Tallien et Offagne au temps passé » par Octave PICARD éd. La Dryade 71 p. 44 et suivantes

 

Nombre de femmes se font aussi un revenu d'appoint en servant de nourrices à de petits Français. La mère est disponible à cette fin si son propre enfant vient à mourir, ou lorsqu'elle décide de le sevrer après quelques mois et que la source de son lait n'est pas encore tarie. L'offre et la demande d'une nourrice se rencontrent grâce à l'un ou l'autre intermédiaire bénévole, et un bébé de Sedan, de Charleville, ou de telle autre localité française est alors accueilli dans la famille, où il restera jusqu'à ce qu'il doive être sevré ou que ses parents le réclament. Cette séparation est souvent pénible, car la mère « nourricière » et même les autres membres de la famille ont eu le temps de s'attacher au petit étranger et c'est avec des larmes qu'on le voit s'éloigner.

Mais la somme ainsi gagnée viendra bien à point pour contribuer aux frais du ménage. La mortalité infantile étant élevée à l'époque, beaucoup de ces petits Français sont décédés à Offagne (1), ainsi qu'en font foi les vieux registres paroissiaux ; ceux-ci généralement n'indiquent même pas les noms de l'enfant et se bornent à mentionner; " un jeune enfant de la région de Sedan », ajoutant parfois: " en nourrice chez Un Tel ». Dans mon enfance, j'ai encore connu un jeune garçon un peu plus âgé que moi, et qui avait été mis en nourrice à Offagne par des parents français; il y était resté, oublié peut-être (volontairement ou involontairement ?) par ses parents. Ce fut le tout dernier de la série.

Ce n'était pas précisément un ange - sans qu'on puisse savoir si son mauvais caractère était dû à son atavisme ou à une éducation maladroite reçue de ses parents nourriciers.

La force de travail des enfants est, elle aussi, pleinement mise à contribution dans tous les travaux à leur portée, que ce soit pour aider dans le ménage, pour déposer les plants de pommes de terre dans le sillon lors de la plantation ou pour ramasser les tubercules lors de l'arrachage, pour épandre et retourner l'herbe fauchée et en passe de devenir foin, pour aider à rentrer ce foin et à le tasser dans le fenil, pour assembler et lier en gerbes sans les .entremêler les tiges de seigle ou d'avoine fauchées par le père ou le grand frère, pour porter le boire et le manger aux travailleurs des champs ou des bois, ou enfin pour servir d'aides et d'apprentis en tous travaux des grands. Aux enfants incombe aussi - cela a déjà été signalé - la tâche de conduire les vaches aux champs et d'empêcher les incursions de ces animaux sur les propriétés voisines.

Dans tout cela, il ne reste pas de place pour l'école durant la bonne saison. Mais, en hiver, pendant cinq ou six mois, un instituteur vient essayer d'inculquer aux enfants les rudiments de la lecture, de l'écriture et du calcul. Il va prendre ses repas dans les famiIles qui ont des enfants en âge d'école. C'est un genre de rémunération en nature que nous avons déjà vu appliquer au berger et au porcher, sans parler de la couturière et du journalier.

Mais les sept sous, les douze sous, les vingt sous même que l'on peut gagner dans les emplois disponibles pour les gens d'Offagne ne suffisent pas pour faire vivre la famille.

Pour subsister, il faut tirer tout le parti possible des ressources du cru.

La commnune possède heureusement de beaux bois de hêtres et de chênes. Le principal est le bois Saint-Hubert et ses extensions. Comme saint Hubert est patron de la paroisse, il n'en faut pas plus pour que certains émettent l'hypothèse que la rencontre du futur patron des chasseurs avec le cerf portant le crucifix entre ses bois pourrait s'être produite sur le territoire de la commune, au bois Saint-Hubert. Pure hypothèse, que rien ne vient confirmer. Après le désastre de Sedan, en 1870, Napoléon III, emmené prisonnier par les prussiens, passa par la route Bouillon-Recogne, qui longe le bois Saint-Hubert, sur le territoire de la commune d'Offagne (2).

C'est à la fin de l'hiver que l'administration marque et numérote, dans les quartiers de coupe, les arbres qui constitueront les parts à distribuer aux affouagers, c'est-à-dire aux chefs de famille résidant sur le territoire de la commune. Généralement, quatre chefs de famille forment alors une association momentanée et mettent en commun les arbres qui leur sont échus lors du tirage au sort; travaillant en équipe, les « soçons », comme on les appelle, abattent ces arbres à la cognée, les scient, les fendent et les débitent en bûches d'un mètre de long, mesure commode pour la manipulation et le transport et nécessaire pour la mise en stères ou en « cordes ». Des branchages on fera des fagots, mais ce travail est effectué plus tard, en dehors de l'association, et reste individuel.

La part d'affouage distribuée chaque année est largement suffisante pour fournir tout le bois de chauffage et les fagots utilisés sur place, et certains en vendent même une partie.

La réserve de fago est entassée, comme celle des buches, à proximité de la maison. Mais souvent aussi on dispose les fagots en une sorte d'auvent ou plutôt de niche encadrant la porte d'entrée de la demeure. C'est un coupe-vent protecteur contre le froid et la pluie. Parfois un jeune homme courtisant la fille de la maison et qui a passé toute une soirée à faire sa cour devant témoins dans le cercle familial, est, à son départ, raccompagné par la jeune fille jusque dans cet espèce de porche formé de fagots. C'est le moment des effusions pour les amoureux, enfin seuls: on l'appelle parfois la demi-heure noire, parce qu'elle se passe dans l'obscurité.

Si d'aventure la fille n'est pas très sage, il y a alors risque d' «  accident ». Plus d'une fois la chose est arrivée et il a fallu hâter le mariage.

Note :

(1) Il en était de même dans le village de Fays-les-Veneurs.

(2) Cette route Bouillon-Recogne passe également sur le territoire de la commune de Fays-les-Veneurs. Elle est aussi appelée « chemin dit de Louis XI » ; Ce chemin remonte à 1664.

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Issu de « Histoire de Graide » par C. MOUZELARD, 1972, p.185, 186

 

C'est en l'an 837 que nous entendons parler de Graide en tant que doyenné, lors de l'organisation des croix banales à Saint-Hubert par l'abbé Sévold ; cette procession du doyenné de Graide s'appelait les croix de Paliseul - cruces Palatienses - (5) ; ces pèlerinages étaient appelés croix parce qu'ils étaient précédés de la croix; ils portaient encore le nom de bancroix.

En cette année citée, des pluies dévastatrices laissaient prévoir une période de grande disette dans nos campagnes; les paysans invoquèrent saint Hubert et se rendirent nombreux à son tombeau ;

dès lors, le mauvais temps ayant cessé, ils continuèrent chaque année à montrer leur reconnaissance ainsi naquirent ces manifestations pieuses; il se peut que ce soit aussi à l'occasion de la conjuration d'autres fléaux par l'intercession du grand saint; chaque famille offrait ses prières et ses dons; la bulle d'Innocent II, du 17 avril 1139, précise en quoi consistaient ces offrandes :

« Praeterea confirmamus praefato monasterio oblationes fidelium quae vulgo cruces bannales dicuntur de tribus decaniis : de decania Gradensi oblatam cerae, sive ipsum obolum Leodiensis monetae, et caseos de toto lacte vaccarum subscriptarum,. . . » c'est-à-dire, que pour chaque famille il était d'usage d'offrir une certaine somme d'argent en monnaie de Liège, d'après sa situation, ainsi que le fromage d'une journée complète du lait récolté pour l'ensemble de son cheptel producteur.

Le chanoine Roland nous donne la liste des paroisses et des bénéfices du doyenné de Graide avant l'érection des nouveaux évêchés dans les Pays-Bas, d'après le pouillé de 1558 (6) :

Graide garda son rang de chrétienté ou de doyenné jusqu'à la révolution après avoir subi un léger démembrement lors de l'érection de l'évêché de Namur en 1559 ; la bulle érigeant cet évêché enlevait à Graide : Bourseigne- Vieille, Bourseigne-Neuve, Falmagne, Hastière, Hargnies, Mesnil-saint-Blaise et Pondrôme ; en dédommagement de cette radiation, il y fut créé de nouvelles paroisses: Grosfays, Fays-Ies-Veneurs, Chairière, Orchimont, Bellevaux, Nafraiture et Transinne.

(5) K. HANQUET, La chronique de St Hubert dite Cantatorium, p, 22,

(6) C-G. ROLAND, Recueil des chartres de l’ Abbaye de Stavelot-Malmédy, Brux., 1901, p. 459-460,

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Issu de « Histoire de Graide » par C. MOUZELARD, 1972, p.202

 

Jacques Collet, né à Bouillon,

curé de 1669 à 1708, succède à Martin Bertrandi ; il fut établi doyen du concile l'année suivante; il était licencié en droit civil et économique; il fut nommé notaire apostolique et il siégeait comme officier de la cour souveraine de Bouillon; nous avons déjà sinalé que c'était un homme vertueux et de grande érudition; en appel devant le parlement de Metz pour défendre les intérêts de Jeanne Bayotte, épouse du seigneur de Mabompré, contre Gaspard de Reuland, écuyer gruyer de Bastogne, son nom est orthographié Jacques Collette, curé de Grais (28).

Le 20 novembre 1697, dans l'après-midi, il se trouve en cour de Graide, en compagnie de Léonard Ruaumoulin, mambourg, pour constituer procureur-général, Nicolas André, mambourg, afin de recevoir une somme de 150 livres laissée à l'église par feu Nicolas Barbazon, de Longwy, appelé aussi Mr Bouillon, à charge de célébrer un service solennel chaque année au dit Graide ; les registres paroissiaux et scabinaux citent la présence du doyen Collet dans plusieurs circonstances de la vie courante et de l'activité de la justice du lieu; le registre de la cure de Beauraing, dont nous avons déjà fait mention, offre plusieurs pages couvertes par les rapports établis par le doyen Collet lors de ses visites aux paroisses soumises à sa juridiction de 1672 à 1682 ; c'est ainsi que, le 20 octobre 1672, accompagné de l'official forain de Graide, Maître Corneille de Vervoz d'Ama, il visite les églises de Maissin et d'Ochamps; le 21, il se trouve à Offagne et à Fays-Ies- Veneurs où il constate des réparations à effectuer à la toiture de l'église; le 27 janvier 1673, dans sa visite à l'église de Bièvre, il rapporte que le toit et les murs tombent en ruines (29). Le registre paroissial nous dit sa mort le 21 octobre 1708 ;; il fut inhumé dans le choeur de l'église, vers le coin droit de l'autel principal.

(28) A.E. Namur : Graide : Echevinage. - A.E. Arlon, section St Hubert : La seigneurie de Mirwart : liasse Graide.

(29) A.E, Bruxelles: Note des procès de Luxembourg en appel devant le parlement de Metz. Inventaire N° 11a, 11° section.

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Issu de Communes de Belgique, Dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, CC de B, Tome 2, 1980 p. 467.

 

Fays-les-Veneurs, duc. Bouillon (mairie Fays-les-Veneurs); dép. Forêts; prov. Luxembourg, ar. Neufchâteau; v. PALISEUL ; par. Sensenruth, dioc. Liège , Metz (1802), Namur (1823), par.

En 1823, la commune se composait de Fays-les-Veneurs, Nollevaux et Plainevaux. Nollevaux et Plainevaux s'en détachèrent en 1893 (loi du 1er juillet) pour former la commune distincte de Nollevaux.

Si la forêt a aujourd'hui reculé autour de Fays, l 'histoire de sa communauté villageoise est tributaire de celle de cet écrin de verdure. La légende veut en effet que ce soit à Fays que saint Hubert vit la croix de lumière entre les bois du cerf qu'il poursuivait et la tradition renvoie l'écho des chasses des rois d’ Australie. Habitants de la troisième mairie d'Ardenne, circonscription administrative du duché de Bouillon ne comprenant que le seul village de Fays et ses deux hameaux, les bourgeois de Fays-les-Veneurs tiraient jadis de la forêt l'essentiel de leur subsistance. Au Xe s. , sous les régimes français et hollandais, la commune batailla ferme pour la conservation du Bois-à-Ban et fit l'acquisition du bois de Neuvi.

En 1660, Jean Ponsart, maire de Fays, releva le fief de la Hautescoterie d'Ardenne, qui entre autres privilèges, lui conférait la haute-main sur la foresterie de Fays.

En 1707, les 68 ha de terres et de forêts que Jean-Louis Le Ruth, conseiller à la Cour Souveraine, possédait à Fays, furent érigés en fief, « le Fief de Beauprez ". Jusqu'à la Révolution française, Favs-les-Veneurs bénéficia .du régime seigneurial peu contraignant propre aux mairies ducales, soit le paiement de tailles au montant fixe, de droits de fauche et de paisson dans les prés et forets du duc, de droits pour la mise en culture de cette frange territoriale réservée aux habitants des mairies : « Le Débas du pays » (52 charrues recensées en 1784) , taxes modiques sur le commerce et pas de terrages... Restaient les obligations en matière de justice criminelle, en matière militaire (la milice bourgeoise de Fays formait avec celle d’ Anloy une des dix capitaineries du duché) et les corvées prestées au château de Bouillon.

En 1747, les Autrichiens rançonnèrent les habitants et enlevèrent le maire comme otage.

Au spirituel, Fays-les-Veneurs dépendait jadis de la grosse paroisse de Sensenruth. Sa chapelle était à la collation de l’ abbé de Saint-Hubert, mais le prieuré de Bouillon en prélevait toutes les dîmes, de même que dans l’annexe d’ Assenois.

Au siècle dernier, l’activité des villageois était centrée sur l’agriculture et l’exploitation forestière.

Aujourd’hui, la moitié de la population laborieuse occupe encore le secteur primaire

Pop : 1772 : 267, 1801 : 521 (avec Nollevaux), 1846 : 870 (avec Nollevaux), 1910 : 594, 1961 : 515, 1976 : 441

TANDEL, Les communes luxembourgeoise. Ar. De Neuchâteau; t. VI B, Arlon, 1893, pp. 899-906.) (A. L.K.)

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Issu de Les Noms des Communes de Wallonie par Jules Herbillon Collection Histoire, série in - 8°, n° 70, Crédit Communal, 1986, p. 49

 

Fays-les-Veneurs [NE40], ou Fayé (à offagne, fayé l’ vaneur ; à Bagimont, ou fayi d’ vaneûr) ; 1222 (source de 893) « Fagi » (identific. Douteuse) ; 1354 « Fays les Veneurs ». Lat. Fagêtum « hêtraie »

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Issu de Terres d’Herbeumont à Orchimont, année 1998, Bulletin annuel n° 24 p. 43

 

FAYS-LES- VENEURS, le vieux château

En 1886, le parcours et la vaine pâture furent entérinés comme un droit par le Code rural. A l'origine, il était une tolérance instituée par les seigneurs locaux pour favoriser les petites gens, les manants dont les ressources fourragères, trop maigres, ne leur permettaient plus de nourrir leur bétail et les obligeaient à s'en défaire, souvent à vil prix.

Cette coutume consistait à laisser paître leurs animaux, bêtes rouges, bêtes à laine, cochons, sur les terres non clôturées quand elles sont entièrement vides de leurs récoltes, ainsi que sur les terrains vagues dépendant de la commune.

Dans certaines localités, selon que le temps fut propice ou non à la végétation, ce droit s'exerçait déjà une quinzaine plus tôt, mais généralement la date officielle se situait le 1 er novembre et s'éteignait lors des travaux printaniers, le 1 er avril.

C'est uniquement à cette date que le garde champêtre communiquait la décision. Il se rendait dans chaque quartier de la commune. Après avoir réalisé quelques énergiques battements de tambour, il énonçait en patois, d'une voix forte « Les champs et les prés sont remis à ban ». Où il savait la recommandation pertinente, il ajoutait « il ne faut pas laisser vagabonder les truies et les cochons dans le verger du voisin... A bon entendeur, salut ». Et, sans attendre les commentaires, il partait vers un autre endroit annoncer le changement annuel.

Cet état de chose dura jusque peu après la guerre de 40-45.

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LA GERlPONT

Extrait d'une plaidorie sur les droits de Monsieur Colette, sur l'ardoisière (surface et fond). Question laissée à l'appréciation de la Députation.

« ... L’ ouverture de-l’ ardoisière du Monty ou de la Géripont remonte à une date très reculée; il s’est avéré qu’à une époque très ancienne, elle a été possédée par les dames religieuses du Saint Sépulcre établies à Bouillon qui l’exploitèrent jusqu’en 1782. Depuis lors, cette exploitation a été abandonnée par elles, et par le domaine qui succéda à leurs droits.

En 1790, un nommé Giloteaux ouvrit en dessous de cette ardoisière une nouvelle fosse qu’ il exploita jusqu’ en 1810.

Le 21 mai mil huit cent dix, il vendit par acte authentique à Nicolas Barbazon et à Henri Joseph Colson de Fays-les-Veneurs tous les droits qu’ il pouvait avoir sur cette fosse.

Le 16 août 1815, Barbazon revendit à Colson aussi par acte authentique la moitié qu’ il avait acquise par l’acte du 21 mai. Colson exploita jusqu’en 1823 les deux ardoisières. A cette époque et dans la crainte d’ éprouver des difficultés de la part du gouvernement, le 9 mai 1823, il fit à celui-ci une demande de concession de deux journaux ( ancienne mesure) de terrain en nature de rocher et de broussailles tout en maintenant que l' exploitation qu’ il y avait établie était sa propriété, sa soumission dit-il, n'étant consentie que pour racheter sa tranquillité et éviter toute instance.

Un arrêté du 5 juin 1823 autorisa le syndicat à céder à Colson le terrain qu’il avait demandé, mais par l’effet d'une erreur dans la conversion en nouvelles mesures des journaux ancienne mesure, l’ acte authentique de concession passé. à son profit le 10 décembre 1823 ne donna à l' ardoisière qu’ une contenance de 35 perches et 66 aunes, ou un journal.

Toutefois, cet acte emporte dans ses termes vente de tous les droits et prétentions du Domaine comme représentant, le ci-devant couvent des religieuses de Bouillon.

L’ ardoisière est désignée comme tenant du midi au couchant et du nord aux terres essartables de la commune d’ Assenois et du levant aux aisances de la Géripont et l’ étang de la platinerie.

Il est à remarquer que dans l’ acte du 10 décembre 1823, intervient un sieur Dupuis de Glaumont stipulant aux noms des communes de Glaumont et d'Assenois qui acquérant conjointement avec Colson, fit en même temps le partage du terrain acquis, partage d'après lequel Colson obtint le droit d'extraire des ardoises et d'ouvrir de nouvelles fosses dans toute l'étendue de ce terrain et en outre le droit d'en disposer pour y placer des ardoises, les déblais et des cabanes pour les ouvriers.

La propriété et tout autre usage de. ce terrain furent réservés aux communes d' Assenois et de Glaumont.

Colson continua seul jusqu'en 1827 l'exploitation de l'ardoisière ouverte par Giloteaux et de celle qui originairement avait appartenu au couvent des religieuses de Bouillon.

En 1827 et par acte du premier février rendu public conformément à l'article 42 du code de commerce, il créa avec Monsieur Collette, notaire à Bertrix, une société, dans laquelle il fit l' apport de l' ardoisière dite le Monty et de tout ce qui en dépend. L'ardoisière fut pendant l'existence de la société exploitée sur une plus large échelle, et elle devint l'objet de grands travaux d'art et des galeries nouvelles furent pratiquées pour l'extraction du schiste.

Le 29 juillet 1835, par acte public, Colson vendit au sieur Davreux de Bouillon la moitié de sa part dans l'ardoisière ou le quart de l'entièreté, ensemble de toutes les terres, aisances et dépendances y attenant sans aucune réserve lui provenant par l'acte de diverses acquisitions et de concession royale, le tout indivis avec Maître Collette, notaire à Bertrix, propriétaire de. l'autre moitié.

Le 20 août 1836, Davreux revendit ce quart à Maître Collette dans les termes de son acquisition.

Enfin, le 11 avril 1836, Colson céda à Maître Collette toujours dans les mêmes termes le quart qui lui restait. »

 

C'est dans cet état de choses que Maître Collette, propriétaire de l'universalité des droits des précédents possesseurs, transigea avec les sections de Glaumont et d'Assenois sur les limites de son ardoisière qui désormais doit embrasser une contenance de six hectares et quarante-quatre ares moyennant une somme de six mille deux cents francs qu'il leur paya à titre d'indemnité.

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Issu de http://www.heraldica.org/topics/france/bouillon.htm

 

The Sovereign Duchy of Bouillon

Essentially, the sovereign duchy of Bouillon was under French military protection, in the same way that the principality of Monaco was since the treaty of Peronne in 1641. Vauban called Bouillon "the key of the Ardennes", and the French king had a strong interest in depriving the Spaniards (after 1713, the Austrians) of that key.

In all other respects, Bouillon was a sovereign duchy, albeit a very small one. With an area of 55 square miles (modern-day Liechtenstein is 61 square miles) and a population of about 2,500 in 1789, the duchy of Bouillon included the town itself, lodged in a meander of the Semois river, with the medieval fortress on its ridge; and surrounding villages of the Ardennes (including Sugny, Corbion, Alle, Rochehaut, Ucimont, Botassart, Sensenruth, Noirefontaine, Gros-Fays, Fays-les-Veneurs, Bertrix, Carlsbourg, Paliseul, Jehonville, Beth-les-Abbies, Anloy, Porcheresse; and the enclaves of Gedinne and Sart to the west, Tellin, and Auffe to the north.) There were some disputes with Liége over some territories such as Muno and Bertrix. The duc de Bouillon claimed that the abbey of Saint-Hubert, Hierges, Mirwart were "peerages" of the duchy and subject to his jurisdiction, although in fact controlled by Liége.

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© 06 avril 2001 - Emile PRETLOT ©